7
le 25 nov. 2012
SuivreLa justice à deux visages
Allez, c'est dimanche, un petit western ça peut pas faire de mal! Tom Horn commence plutôt bien. Très bien même. Objectif et conflits très clairs ; résolution mise en marche de façon très crue et...
Plus qu'un western, un film qui laisse un goût amer sur la présomption d'innocence absente, dans un État régi plus par les armes que par les hommes.
Nous sommes en 1903 et dans le Wyoming, où débarque un cavalier solitaire nommé Tom Horn.
Steve Mc Queen incarne à la perfection une partie de la vie de ce traqueur ayant permis la capture de Geronimo.
John Coble le reconnaît et l'invite dans son ranch pour lui proposer d'être cowboy et de "chasser" et/ou "traquer" les voleurs de bétail, qui sévissent dans la région.
Ce sera à Tom Horn de décider s'il doit tirer sur les voleurs ou les rendre à la justice, la balle est dans son camp.
Une très belle scène au ranch de Coble au cours de laquelle Steve McQueen a quelques difficultés à consommer du homard.
Des paysages à couper le souffle.
Des plans photographiques splendides: Couchers de soleil, Montagnes enneigées, Calvacade des chevaux et j'en passe.
Quelques scènes magnifiques:
Un ralenti et/ou arrêt sur image sur un homme à cheval, tué par Tom Horn,
Des maisons enflammées,
Un plan superbe sur Tom Horn et l'institutrice Glendolene, rapprochés par les chevaux pressés l'un contre l'autre.
Tom Horn a fait la rencontre de cette dernière (incarnée par Linda Evans) et lui apprendra à monter à cheval.
Une belle aventure comence entre ces deux là.
L'aventure cessera trop vite.
Horn, de passage par hasard, dans un village, tire sur un homme, pris de court, lequel a commencé à lui tirer dessus. Il le tue et l'achève, en pleine rue. Scène certes violente mais le bonhomme se trouve en état d'auto-défense.
Malheureusement pour lui, le piège va se refermer sur lui, lorsqu'un jeune de 14 ans sera retrouvé mort.
Tom Horn ne cherche même pas à se défendre, puisque depuis son plus jeune âge, il sait que certains ne rêvent que de lui faire la peau.
Il a plus peur de perdre sa liberté que de la Mort.
Emprisonné, son ami John le met en garde: "Surtout, n'essaye pas de t'échapper, ça prouverait ta culpabilité".
Épris de liberté et de grands espaces, c'est plus fort que lui et il compte naïvement sur ses amulettes indiennes pour lui porter chance.
John est persuadé de sa non-culpabilité mais le met en garde sur le fait que le procureur est un homme redoutable, plus préoccupé par sa carrière politique que par la vérité.
Obtenir la peau de Tom Horn lui servirait à assoir son autorité.
Pas de présomption d'innocence donc.
Tom Horn est condamné à la pendaison et quelle pendaison!
Il tentera bien de s'échapper sans succès, une clé pour tout calibre 41.
Ses dernières pensées sont pour l'institutrice dont il s'est épris.
L'on assiste par flash-back à un très beau plan d'eux deux, à une période où tout semblait aller bien. Celle qui le quittera même s'il a séduit son âme à vie.
Le final prend à la gorge.
D'un calme olympien, Tom Horn-Steve McQueen nous offre un final bouleversant.
J'ai hésité à mettre 9*.
L'on sent Steve McQueen un peu fatigué, un peu las et déjà bien malade, sagissant de son avant-dernier film. Il n'a que 51 ans.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Westerns-Vus-Certains à voir
Créée
le 19 avr. 2025
Critique lue 17 fois
7
le 25 nov. 2012
SuivreAllez, c'est dimanche, un petit western ça peut pas faire de mal! Tom Horn commence plutôt bien. Très bien même. Objectif et conflits très clairs ; résolution mise en marche de façon très crue et...
4
le 3 août 2016
SuivreSteve McQueen pour un de ses derniers rôles incarne Tom Horn, une véritable légende de l'Ouest mais ce western se révèle assez mou. On a plaisir à voir Steve McQueen dans un beau rôle...
6
le 24 août 2015
SuivreTom Horn est un film qui aurait collé au style de Peckinpah enfin pour son personnage et sa première partie. Car pour ce qui est de l'image on est plus proche des séries tv des années 70 que du...
4
le 1 nov. 2024
SuivreDurant quasi 1 h le réalisateur s’éternise sur danses lascives, sexualisation intensive d’Anora, avant d’arriver au but. Ensuite on assiste au mariage express made in USA à Las Vegas entre Anora et...
8
le 7 août 2025
SuivreLe film bénéficie d'une belle restauration. La photographie est superbe et l'atmosphère des années 1950 bien rendue, tant sur le plan psychologique que sur le milieu du travail. C'est quasi un...
9
le 29 juil. 2026
SuivreAprès l’avoir (re)vu, Jeanne Moreau y est dans son élèment plus que jamais. Elle incarne avec froideur, une femme à la fois vénale et fatale. Grâce à des flash-back, on découvre que cette femme est...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème