Une fin inspirée à l'image de presque tout le film. "Tonischka des potences" en français est une tragédie dont l'unité de temps est l'année et ses quatre saisons. Une descente vers la mort enclenchée non pas par une faute mais par une action charitable!
La première scène dans le train et l'arrivée dans la maison donnent le ton. C'est beau comme les tramways de l'Aurore : précision de la mise en scène et des sentiments, humanité. On comparerait cette tendresse aux meilleurs moments de Murnau, une tendresse relevée par des ombres passées ou à venir. La beauté de la lumière (la campagne), la transparence des lieux (petit train ou chambre), les études d'éclairage (le grillage de la cellule ou celui créé par le jour naissant synonyme d'exécution capitale) sont comme un chant de grâce pour cette Tonishka qui a mis ses pieds dans cette tragédie dont elle n'a pas les clés pour s'extirper.