Nous tenons là le premier long du grand Jacques Tourneur. Le troisième du grand aussi Jean Gabin. C’est l’histoire d’un pharmacien, le bourgeois du quartier, qui tombe amoureux d’une nana qu’il recueille chez lui. Elle se jouera bien de lui la bougresse. La première chose frappante, c’est l’accent. La gouaille parisienne claque aux oreilles comme la baguette sur la caisse claire. C’est un vrai plaisir pour qui aime les accents. Hélas, il n’y a guère d’autres grosses satisfactions à se mettre sous la dent. C’est certes bien éclairé et bien monté mais le scénario se montre assez répétitif et les gags se révèlent assez lourdauds. Quant à Gabin, il campe plutôt bien le rôle d’un séducteur moderne pour son temps. Tourneur se fait la main et le meilleur est à venir.