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Née à Kaunas, en Lituanie, Saulė Bliuvaitė, 30 ans, y est retournée pour réaliser son premier long métrage, Toxic, lequel a remporté le Léopard d'Or. à Locarno. Des débuts en fanfare pour une jeune cinéaste, déjà autrice de 4 courts-métrages, qui s'est inspirée de sa jeunesse dans une ville qui fut, aux grandes heures de l'URSS, un véritable épicentre industriel. D'où les décors désolés dans lesquels évoluent les deux héroïnes de Toxic et le contraste affiché par l'espoir qu'ont ces deux adolescentes de 13 ans, séduites par les promesses de l'école de mannequinat locale. D'un réalisme rude, le film évite les pièges du sordide grâce à une mise en scène remarquable, notamment en matière de composition d'images, parvenant même à y injecter une bonne dose de poésie et de grâce, dans des scènes dûment chorégraphiées. Avec une certaine économie de mots et l'absence de thématiques usées de nombreux films dits d'apprentissage, la réalisatrice parvient à un bel équilibre, où les sentiments et la psychologie ne mènent pas la danse, comme c'est le cas dans beaucoup d’œuvres consacrées à l'adolescence. Par beaucoup de côtés, Toxic rappelle le formidable premier roman de l'Italienne Silvia Avallone, D'acier, publiée en 2011 en France. Si la cinéaste ne le connaît pas, nul doute que sa lecture devrait lui paraître familière.
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Créée
le 29 janv. 2025
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