Dans une France paralysée par la grève générale, une fliquette escorte avec les moyens du bord et dans l'improvisation deux députés corrompus jusqu'à leur prison.
Dominique Farrugia n'a -avec les Nuls- jamais brillé par sa subtilité et son esprit. Rien d'étonnant, donc, à ce que son cinéma lui ressemble, pas tant grossier d'ailleurs que simplement inefficace, lourd, insuffisant. Pesante, la comédie l'est dans ses effets comiques, dans la nature caricaturale des personnages et dans ses situations très rudimentaires. Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte, les deux élus escrocs, l'un sur le mode franchouillard, l'autre sur le mode aristocratique, composent un duo banalement contrasté, arbitré par une policière vociférant sans arrêt (de sa voix péniblement aigüe) comme pour masquer la nullité des dialogues.
L'aventure du trio et les nombreuses péripéties qui l'émaillent naviguent sur des gags pas drôles, de pauvres arguments satiriques et sur la relation très primaire qu'installe entre les protagonistes leur promiscuité forcée. Les textes, je l'ai dit, sont pauvres et on est gêné pour Jugnot et Lhermitte, obligés de surjouer pour exister.
Une comédie complaisante et inaboutie, pour ne pas dire bâclée.