Robert Aldrich n'avait apprécié ni le scénario, manquant d'authenticité, ni les conditions d'un tournage précipité. De fait, ce film racontant une histoire d'espionnage à la grecque dans un pays désormais occupé par les nazis n'est pas bien brillant.
La couleur locale, en reconnaissant que le cinéaste n'abuse pas de la carte postale, n'en est pas moins réduite à une expression quasi indifférente (ni Léon Uris, ni les scénaristes n'ont mis les pieds en Grèce, ceci expliquant peut-être cela).
Robert Mitchum trouve ici un rôle très fade. Il incarne un correspondant de guerre américain détenteur malgré lui d'une liste de noms de résistants grecs que la gestapo (Stanley Baker) veut lui arracher.
Est-ce parce qu'on s'ennuie et qu'on ne regarde le film que d'un oeil que certaines situations nous semblent compliquées ? Toujours est-il que les modestes ressorts de l'intrigue ne maintiennent guère l'intérêt dans un film sans rythme, sans action d'envergure, sans même une idée forte attachée à un quelconque protagoniste. Les personnages sont à peine ébauchés et le caractère de chacun d'eux se dilue dans des bavardages stériles.
A tous les étages, le film manque de conviction.