"Tralala" des frères Larrieu est un film que j'ai eu la chance de voir 2 fois en avant 1e et qui m'a beaucoup plus. Pourquoi? je ne serai dire. Il me semble être comme un album de musique, la 1e écoute peu plaire, mais c'est souvent la 2e qui confirme si on l'aime vraiment.
Et pourtant je ne suis pas un grand fan de comédie musical mais l'ambiance rock/disco/electro m'a fait transporter dans cette univers, même quand les voix semble un peu dissonante, le personnage de Tralala ne chantant pas tout le temps juste, le frère joué par Bertand Belin qui a sur sa 1e chanson pas forcement là voix en harmonie avec la musique, provoquant le rire (la 1e fois qu'on l’entend, en dirai presque qu'il chante vraiment mal alors que non) ou le rap des neveux qui est un peu le cliché du rap dans les films de vieux (je pense a Jeannette de Bruno Dumont) mais qui reste très bien écrites. Ces "coquilles" n'en sont pas vraiment et donne plus de couleur à cette univers musical .
Le film est musical mais il également comique, j'ai eux le sourire tout le long, entre situation absurde comme lors de la découverte de la paternité de Pat ou des moment improvisé (par les personnages) quand Tralala prend la peau de ce dernier par exemple. Une certaine légèreté nappe le films, qui fait que les 2h passe au bon rythme., ni trop rapide ni trop long. La comédie n’empêche pas des moment plus mélancoliques ou beaux, comme la chanson de Jeannie dans le magasin de souvenir (où elle confronte ces souvenirs et le "Pat" d'aujourd'hui), ou toutes les interventions musical de Seb.
Les personnages sont tous admirablement tenu, Mathieu Amalric nous interprète parfaitement ce clochard presque céleste, dépassé par les évènement, Galatea Bellugi habillé du drapée bleu de la Vierge nous charme de sa candeur, Maïvenn parfaite en héritière se réfugiant dans un souvenir du passé, Bertrand Belin est taillé pour Seb, le frère mélancolique et Mélanie Thierry est également parfaite dans son rôle. J'ai moins été convaincu par Josiane Balasko et Denis Lavant mais c'est surement très subjectif.
Petit détaille, je trouve très bien que les Larrieu ont fait le choix d’intégré le port du masque et de jouer un peu dessus. En plus de laisser une trace archéologique de notre époque, le film l'utilise comme lors de la 1e scène a l’hôtel de la compassion où Tralala peut cacher son identité, ou alors lorsque Seb viens également a l’hôtel mais refuse de le mettre montrant un certain conflit entre lui et Benjamin, le mari de son amante. Enfin il donne quelque couleur vestimentaire au personnage de Jeannie. A voir dans 20ans, si cela ne prend pas un coup de vieux.
Enfin, j'ai un peu du mal à faire sortir les thématiques du films, il me semble qu'une est sur les rôles qu'on se donne: le plus évident, Tralala qui devient Pat, mais également le faite que Seb soit l'amant par procuration de Barbara a la place de Pat. Il y a également le rôle du père de Virginie. Mais je me pose la question de qu'es qu'a apporter l’usurpation de Pat a notre galerie de personnage et j'ai l’impression qu'ils sont finalement pas plus avancé dans le manque laissé par la disparition de Pat.
Je ne serai quoi d'autre ajouté car le film m'a transporter tout le long, désarment mon œil d'analyse critique. C'est un film qui ne plaira surement pas a tout le monde, ce n'est pas forcement un chef d’œuvre mais ce qui est sûr, c'est que j’écouterai beaucoup la BO quand elle sortira.