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Ouf, un film en salle entre le "chassé-croisé des juilletistes et aoûtiens" (dire sans inspirer) qui tient la route (celle de transamazonia).
C'est assez rare pour le dire : ce long-métrage prend le risque de sa complexité, à ouvrir des arcs narratifs pluriels sans sombrer dans la résolution du 1 + 1 = t'as gagné mon pote t'as compris le message. Pas de message ici. Pas de neuneuterie bien pensante. C'est le bazar, entre les intérêts des uns, les petits vols de gazoline, le crash d'avion et la déforestation d'une population qui va cogner, parce que dialoguer c'est une arme de dominant après qu'on t'a shooté. Les esprits de la forêt et le mysticisme-mytho (sic, les 2) évangélique fusionnent, notamment grâce à une image travaillée et un boulot sonore extra.
Y'a beaucoup qui se passe. Sans que ce soit limpide comme un téléfilm. Et pour ça : ENFIN le public est respecté (ce qui est en fait un minima) !
Transamazonia n'est pas un chef-d'œuvre mais c'est une masterclasse du minimum syndical du ciné indé (avec ses imprécisions*, certes, mais wahou c'est bossé chiadé et merci de nous mettre des noeuds doubles à défaut de nous prendre pour des neuneus)
*Le défaut du film est son montage explicatif, pour qqs scènes, à raccrocher à un ciné "accessible". Fonce Pia Marais, on a capté ton pétage de câble audiovisuel !
Créée
le 31 juil. 2025
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