Unicron,une planète métallique géante qui a des capacités de réflexion,veut parcourir l'univers afin d'avaler les autres mondes,ce qui est un loisir comme un autre.Mais après avoir absorbé la planète des Maximals,des robots qui se transforment en animaux,Unicron ne peut aller plus loin car ses ennemis survivants ont dérobé la clé de TransDistorsion,le traditionnel objet magique que tout un chacun veut s'approprier dans la plupart des films fantastiques.En l'occurence,cette clé permet de passer d'un monde à l'autre,sinon tu restes chez toi,et le méchant voudrait bien la récupérer pour poursuivre son oeuvre maléfique,parce que c'est son projet!Seulement voilà,les Maximals,réfugiés sur Terre avec leurs amis les Autobots,des robots qui se changent à l'occasion en bagnoles, ont coupé le truc en deux et ont habilement dissimulé les deux moitiés,l'une dans une statue d'oiseau et l'autre dans un temple péruvien.Si habilement que la statue est découverte par des explorateurs et atterrit au Musée d'Ellis Island à New York,où Elena,une stagiaire experte en Histoire de l'Art,la bousille par mégarde et libère le grigri.Hélas la présence de la demie-clé a été détectée et tout le monde rapplique,les Autobots,un Maximal en forme d'aigle et les sbires d'Unicron,qu'on appelle les Terrorcons,ça ne s'invente pas,et qui eux n'ont apparemment aucun mal à voyager à travers l'espace sans clé.Plus Noah,un jeune gars des bas-quartiers de Big Apple qui a malencontreusement volé à ce moment-là une caisse de luxe qui n'était autre que Mirage,un Autobot rigolo.Mais attention,ce n'est pas le voyou standard,c'est un ancien militaire expert en électronique,qui ne trouve pas de boulot et a désespérément besoin d'argent pour soigner son petit frère qui a la drépanocytose.Si vous n'avez rien compris à tout ce cirque,c'est normal,et ce n'est rien à côté de ce qui va suivre vu que la situation scénaristique ne va faire qu'empirer,mêlant artistiquement intrigue simplette et récit confus imbitable.Il s'agit du septième film de la saga "Transformers",sponsorisée par la marque de jouets Hasbro qui avait besoin de relancer la vente de ses produits.Michael Bay n'est plus derrière la caméra mais il garde un oeil sur la franchise en tant que producteur,associé notamment à Hasbro,à la Paramount et même à Steven Spielberg.Oui,on ne rigole pas,là,on est sur du très gros blockbuster.La réalisation a été confiée à Steven Caples Jr,lequel s'était imposé à Hollywood cinq ans auparavant avec "Creed 2",le huitième "Rocky".Un spécialiste des sequels donc,même si on a affaire ici à une prequel.Par conséquent on assiste à du grand spectacle plein de bruit et de fureur dopé aux effets numériques démentiels et aux décors faramineux,dus à un habitué de ces démonstrations de force,Patrick Tatopoulos.Finalement,ce n'est pas très différent des épisodes précédents,toujours ces mêmes poursuites et ces mêmes bastons entre robots balèzes gentils et méchants qui prennent la Terre pour un champ de bataille,les ferrailles sympas étant secondées par de bons américains aux connaissances scientifiques surprenantes et au courage indomptable.Il y a des tirs,des explosions,des renversements de situation et des résolutions techniques auxquels on ne pige rien tant c'est bordélique et mal raconté.Hélas,si Bay déployait assez d'énergie et de science du plan pour rendre ses récits dynamiques et relativement agréables à suivre,ce n'est guère le cas ici,avec des combats médiocrement shootés,genre trop cut,et délayés dans le temps sans aucune maîtrise.Caples livre du travail de faiseur dépourvu d'inspiration et son film,pourtant plus court que les précédents,parait tout aussi long.Quant aux acteurs humains,peu en valeur vu que les vedettes sont plutôt les robots,ils n'ont pas la stature de leurs prédécesseurs,les Shia LaBeouf,Megan Fox ou Mark Wahlberg,et l'on doit se contenter de racisés insignifiants comme le latino Anthony Ramos ou les coutumières de la télé Dominique Fishback et Lauren Vélez.Seul Michael Kelly a un minimum de relief,mais il ne surgit qu'à la fin pour un caméo à la Marvel qui fait redouter une suite en forme de crossover avec "G.I. Joe",une autre gamme de chez Hasbro.