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le 3 mai 2019
SuivreBrebis égarée
Quel cinéphile avait déjà vu un film guatémaltèque avant de découvrir Ixcanul de Jayro Bustamante, qui a laissé un magnifique souvenir alors que l'oeuvre était (aussi) extrêmement exigeante ? Même...
D'emblée le film accroche par cette longue scène avec une crise familiale et un épais mystère, ce finissant par un tremblement de terre. Ensuite, le scénario nous révèle peu-à-peu les raisons de cette crise et commence à aborder le sujet véritable du film, c'est-à-dire l'homophobie. Un père de famille d'une quarantaine d'année est rejeté par sa famille évangéliste puritaine et la société guatemaltèque en général parce qu'on a découvert qu'il est en fait homosexuel. La mise en scène est au cordeau, glaciale même avec un objectif très proche de ses personnages, dans des intérieurs sombres et austères. Selon moi, il s'agit sans doute du meilleur film sur l'homophobie car il n'y a aucunement de démonstration voyante, pas non plus de militantisme c'est aux spectateurs de faire l'effort pour comprendre les horreurs de rejet et de l'intolérance, des "thérapies de conversion", de l'orthodoxie effrayante des évangélistes et de l'homophobie quasi étatisée.
Créée
le 14 janv. 2024
Critique lue 31 fois
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le 3 mai 2019
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