6
le 28 mai 2023
SuivreProcès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
Trigal apporte une nouvelle pierre, mexicaine, dans le jardin, déjà bien encombré, des œuvres consacrées à des récits d'apprentissage. En l'occurrence, dans le premier long-métrage d'Anabel Caso, il s"agit de deux adolescentes, par ailleurs cousines, qui se retrouvent lors d'un été torride à la campagne, en pleine période de moisson. Petits secrets échangés, jeux innocents, défis à l'autorité, et puis, surtout, le désir de plaire et de tomber amoureuse. Le film prend son temps, s'attarde sur des paysages, évoque très brièvement des relations familiales parfois conflictuelles, mais en revient avec obstination à son thème principal, en tentant de trouver un équilibre subtil entre une certaine crudité et la nécessité de garder un espace pudique. La réalisatrice y parvient parfois mais on peut aussi s'interroger sur la scène-clé du film qui dérange, voire choque, à dessein. Certes, Trigal est peu riche en éléments dramatiques, alors que sa durée est largement excessive, mais ce moment précis occasionne une gêne, que le film fuit fort heureusement très vite, à grandes enjambées, mais le malaise persiste malgré tout. Il y a trop de contraste entre cet instant sans filtre et un ensemble qui manque plutôt de saveur et semble obnubilé par son sujet, ni très original, ni traité de manière vraiment convaincante, malgré la fraîcheur de ses deux principales interprètes.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)
Créée
le 29 sept. 2023
Critique lue 39 fois
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème