Ce film, qui s’immerge dans l’univers feutré de la bourgeoisie enseignante lyonnaise, réussit à allier la romance à une subtile touche de fantastique. Par une écriture ciselée et des plans étirés, Mouret laisse flotter les mots et leurs résonances, capturant dans chaque geste, chaque silence, l’amour sous toutes ses formes. Chaque couple, chaque duo de personnages, semble incarner une variation unique de cette émotion et la véritable prise que l'humain à sur lui.
Néanmoins, la narration s’égare parfois dans un dédale de longueurs, créant une esthétique de l’errance qui, si elle enrichit l’atmosphère de l’œuvre, tend par moments à diluer l’intensité en me mettant à distance par l’usage d’une voix off distanciée. De plus, le récit use de quelques facilités pour faire progresser sa narration.
En définitive, ce film est une exploration raffinée de l’ambiguïté amoureuse, nous rappelant que, pour chacun, l’amour est un territoire aux règles incertaines, où chacun trace les frontières selon sa propre conception.