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le 15 janv. 2014
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Après avoir vu Tron l'héritage hier, je me suis dis que je me regarderais bien à nouveau ce bon vieux Tron. Un film qui m'avait beaucoup marqué, voire fasciné étant gamin et que je continue à...
On dit souvent que les années 1980 étaient pour Disney "l'âge sombre" alors qu'on pourrait le voir plutôt comme son "âge de la maturité". Vu que la compagnie à Mickey faisait souvent appel à ses autres filiales comme Touchstone Pictures visant les adultes et distribué par Buena Vista.
C'est ainsi qu'on a eu des Disney différents de d'habitude, expérimentant autre chose que du dessin animé bon enfant, donnant ainsi des produits comme Oz, un monde extraordinaire ou encore Les Yeux de la Forêt, ainsi que La Foire des Ténèbres et même Le Dragon du Lac de Feu (même si c'est une collaboration avec la Paramount).
Tron fait partie de cette période de Disney dont on parle, et ça envoit du tour comme démo technique d'animation, avec ses filtres et ses effets de couleurs et lumières où beaucoup de personnages "programmes" du monde virtuel sont des miroirs de leurs "concepteurs" et de leur rapport au monde réel.
J'ai bien aimé aussi bien les effets spéciaux et animations entre ambiance synthwave (avec ses salles d'arcades, et ses néons et lasers typiquement années 80), expressionnisme et minimalisme informatique (on se croirait dans un 1982 alternatif avec une technologie plus avancée).
On voit aussi une sublimation du monde des premiers jeux vidéo (ça semble très abouti pour du 1982, même si je parie que les effets spéciaux ont été refaits pour l'édition DVD de 2011, surtout avec la suite Tron - L'Héritage sorti la même année).
Plus l'humanisation des programmes et la lutte pour la liberté contre une intelligence artificielle (Maître Contrôle Principale) capable de prendre le contrôle du monde réel, dépassant les ambitions de son "propriétaire" Dillinger et de son sous-fifre Sark (tous les trois joués par David Warner).
Je me demandais cependant pourquoi on appelait le film "Tron" (comme le personnage, alias Alan alias Bruce Boxleitner), alors qu'on part à la base d'un concepteur qui voulait juste retrouver la propriété intellectuelle de son jeu.
C'est après qu'on comprend que Tron est montré comme un personnage de fantasy médiévale qu'on aurait transposé dans un film de SF façon Star Wars du virtuel ou prototype de Matrix.
D'autant que le Maître Contrôle passe très vite de l'intelligence artificielle démoniaque à une sorte de dieu rouge maléfique (des programmes comme Tron et Dumont, qui veulent communier avec leurs Concepteurs humains, sont dénoncés comme "fanatiques religieux").
Tron est d'ailleurs montré comme un héros de mythologie qui part en quête pour converser avec son "dieu" et obtenir l'artefact magique qui va délivrer son monde du Mal. C'est d'autant plus épique avec le "Disque Code Liberté" brandi par Tron.
En gros, Tron est un monument d'art alliant numérique et physique, avec une histoire de lutte pour la liberté et l'intégrité, mélangeant des allures néons laser propres à l'ambiance technologique de son époque avec un côté mystique voire mythologique plus intemporel.
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Créée
le 2 févr. 2026
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le 15 janv. 2014
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