Difficile de juger un film dont le sujet principal, l'informatique, à tellement évolué et tant les connaissances basiques de tout à chacun on bien évoluées en parallèle.
Reste que ce Tron est bien trop simpliste pour esquisser le moindre soupçon de réalisme. Car faire passer les programmes pour des personnages, avec des sentiments et un libre arbitre, c'est renier les fondements de l'informatique, et donc s'écarter du moindre réalisme.
Si au moins c'était le parti pris au service d'une histoire plus interessante, mais même pas. On ne comprend rien du fil rouge: le héros veut récupérer le programme qu'on lui à volé, mais on entend plus parler pendant 1h pendant lesquels il rencontre ses amis qui sont aussi représentés en programmes (pourquoi? aucune idée), avant un final ou un A4 s'imprime et lui rend son programme... Hein? C'est tout? Vraiment ultra obscur et nébuleux, en plus de ne pas être vraiment passionnant.
Reste un univers, tant visuel que sonore, qui marque les débuts du rétro futurisme, avec des plans qui inspirerons des générations de films ensuite. Si la DA essuie les plâtres de cet univers, peu aidée par des acteurs bien trop monolithiques (incapable de simuler les mouvements des vaisseaux, de montrer leur douleur sur les attaques du Master Control, est-ce volontaire?), elle à le mérite d'être cohérent (même si un peu vide).
Je retiendrais donc plus l'esthétique que les propos, alors même que la thématique offrait un champ des possible trop souvent seulement survolé, Steven Lisberger rate quand même l'occasion de réaliser un film véritablement culte...