Quel casting ! Mais tout ça pour une histoire qui enfile les clichés pendant 1h40 avant de finir par un twist (Argh !) plus proche d'un Twist à St Tropez que d'un retournement de cerveau. Quel gâchis !
Le réalisateur s'applique à nous leurrer pendant plus d'une heure en nous emmenant sur une piste psychanalytique puis fantastique, bien aidé par un De Niro en papa veuf attentionné et terriblement inquiet pour la santé mentale de sa fille et une Dakota Fanning bien flippante en gamine persuadée d'avoir un ami imaginaire de plus en plus dangereux. Rien d'original, on a déjà vu ça cent fois. Et puis le twist est arrivé-é-é sans s'presser-er-er pour nous faire retomber dans un cliché pas mieux que les précédents :
Charlie, l'ami imaginaire très méchant, n'est autre que la face sombre du papa. Comment on s'est bien fait avoir comme des bleus par le De Niro très gentil ! On est cons parfois. Exit alors le fantastique et retour à la psychiatrie avec un De Niro (pas top) en grand méchant loup à lunettes et ciré jaune. Et un dernier petit cliché en bonus (comme s'il n'y en avait pas déjà eu assez), avec un plan final sur un dessin de la gamine qui sent bon la schizophrénie.
Même la musique est cliché, avec ses choeurs d'enfants à la Danny Elfman qui essaient de donner un parfum fantastique à l'histoire.
Le casting est impressionnant, mais qui est vraiment bon dedans ? A part l'étonnante Dakota Fanning, je ne vois pas. La petite a une présence phénoménale avec son regard fixe et dérangeant. Elle n'a aucun mal à voler la vedette à un De Niro en mode sous-De Niro. Quant aux actrices (Elisabeth Shue, Amy Irving et Famke Janssen quand même), y a rien à en dire, malheureusement.