« L’union des carpettes » compte trois adolescents pour membres. Un potentiel quatrième membre frappe à la porte. Fuyant le service militaire ou des jobs sans intérêt, entre dissidences religieuse et politique, leurs idéaux révolutionnaires les poussent à l’action. Leur campagne d’entraînement en milieu rural estampillé « bio-détachement expérimental » vise à les affuter pour préparer un autre monde urbain. Leur plan foutraque sera perturbé par quelques éléments extérieurs et autres scorpions bleus hallucinogènes.
Accrochés aux lambeaux d’une enfance passée, nos quatre adolescents résistent pour ne pas basculer dans l’âge adulte, celui des responsabilités. Leurs seules armes sont leurs idées et leur union fait leur force. Une force qui, sous condition d’être bien canalisée, pourrait renverser les idées préconçues qu’ils réfutent et des pans entiers d’un certain passé dont la statue moscovite tant haïe de Pierre le Grand est le symbole. Dans ses moments les plus enlevés, on note dans Rag Union des clins d’œil au cinéma d’Emir Kusturica. Il est probable que l’auteur d’Underground fasse partie des réalisateurs de chevet de Mikhaïl Mestetski.