Ce second long-métrage d'Harold Becker (réalisateur mésestimé selon moi) est constitué de deux parties distinctes. Une première partie sur un mode polar urbain à ras de bitume - très réaliste - dans laquelle on suit les trajectoires de deux policiers et de deux truands. Les seconds prenant en otage les premiers. Puis vient ensuite une seconde partie qui détaille - avec encore ce même souci de réalisme - les interrogatoires et le procès. Une seconde partie plus émotionnelle avec l'affrontement de deux truands se rejetant la culpabilité (le sentiment de culpabilité est un des grands thèmes du film) et le policier survivant essayant de surmonter le trauma tant bien que mal. Dans la dernière partie, Becker pointe un regard critique sur la lenteur et le fonctionnement de la justice américaine. Mention à James Woods totalement inquiétant mais il faut saluer également les compositions de John Savage et de Franklyn Seals. Titre français nul qui réduit à néant tout effet de surprise.