6
8244 critiques
Procès d'intentions
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
Zanzibar 1954. Un révolutionnaire, luttant contre le colonisateur britannique, rencontre une jeune femme d'origine indienne qui a fui son mariage arrangé. Adapté d'un roman swahili, le long-métrage d'Amil Shivji, qui représentera la Tanzanie à l'Oscar du meilleur film international, se positionne clairement sur deux échelles : historique et romanesque. La première est la moins traitée en profondeur mais reste cependant instructive, dans ce territoire où les opposants à l'empire britannique se nourrissaient du marxisme, après une formation en URSS, pour combattre l'oppression. Le film joue davantage la carte sentimentale, non sans subtilité d'ailleurs, et avec un grand sens de l'esthétique, qui a incité certains, de manière un tantinet excessive, à parler d'un In the Mood of Love africain. Sans aller jusque là, il est indéniable que Tug of War est bien réalisé et soigné quant à ses images ou à ses musiques. Les deux interprètes principaux sont plutôt convaincants alors que les rôles secondaires, dans un casting essentiellement tanzanien, laissent un peu plus à désirer. Le film, présenté notamment au festival de Toronto, s'inscrit dans un début de vague de cinéma africain non-anglophone et non-francophone (angolais ou soudanais, pour ne prendre que des exemples récents) qui, espérons-le, pourra être distribué sur les écrans français, aussi.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films inédits en salles à voir (ou pas)
Créée
le 8 déc. 2022
Critique lue 35 fois
6
8244 critiques
Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
le 28 mai 2023
8
8244 critiques
Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
le 25 août 2021
8
8244 critiques
Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
le 25 sept. 2021
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème