Turbulence : le vertige… mais pas celui qu’on espérait
Turbulence est un film à concept qui repose sur une idée plutôt simple : enfermer quatre personnes dans une montgolfière et jouer avec la peur du vide. Quatre passagers donc : le pilote, un couple et une mystérieuse étrangère. Évidemment, la jolie célibataire n’est pas là uniquement pour admirer le paysage. Elle entreprend rapidement de faire chanter le mari. Le suspense est lancé.
Enfin, en théorie.
Car il faut tenir plus de 90 minutes avec cette idée. Et là, la montgolfière commence sérieusement à manquer d’altitude. Le scénario tourne en rond, la tension peine à décoller et les acteurs ne semblent jamais vraiment concernés par ce qui leur arrive. Olga Kurylenko est toujours aussi jolie, mais son talent pour jouer la comédie dramatique semble malheureusement rester au sol.
Le plus gênant reste toutefois la mise en scène des scènes aériennes. Une seconde équipe s’est chargée de filmer la montgolfière pendant que les comédiens jouaient en studio, devant des fonds verts. Et cela se voit. On a beau nous répéter que les personnages sont à plusieurs centaines de mètres du sol, on a surtout l’impression qu’ils sont confortablement installés dans un hangar.
Difficile, dans ces conditions, de ressentir le moindre vertige. Pour un film qui devrait nous donner envie de nous agripper à notre fauteuil, c’est plutôt embêtant. Personnellement, je n’ai pas eu peur de tomber : j’ai surtout eu peur de m’endormir.
Turbulence voulait nous faire décoller dans un suspense aérien. Malheureusement, l’appareil reste désespérément cloué au sol. Pas de vertige, pas de tension et, surtout, aucune véritable sensation de danger.
Bref, tout est raté. Même la montgolfière semble avoir compris qu’il valait mieux ne pas prendre trop d’altitude.*