Two
6.6
Two

Court-métrage de Satyajit Ray (1965)

Dans cette fiction de 11 minutes, Ray revisite la lutte des classes au travers de deux enfants, l'un résidant dans un appartement de luxe et le second issu d'un cabanon qui joue sur un terrain vague, sous la fenêtre du premier
Ca aurait pu donner un jolie faible sur l'absence de communication, sur la peur de l'autre, sur le mépris inculqué dès le plus jeune âge mais la grossièreté du trait est bien trop prononcé. Ca commence assez fort avec cet enfant corpulent buvant du coca-cola et portant des oreilles de mickey, qui vit littéralement dans une prison dorée puisque ses fenêtres sont munies de barreaux symboliques.
Les deux enfants se toisent ainsi à distance : celui qui fera le plus de bruit avec ses « jouets », celui qui aura le meilleur déguisement... La conclusion est plus réussie avec le « riche » jaloux de la liberté (le cerf-volant) de son voisin et qui le détruira avec un fusil à plomb... avant de se retrouver sans personne pour jouer dans un grand et vide appartement.
Sinon, la réalisation de Ray est d'autant plus limpide, claire, simple qu'elle ne repose sans aucun dialogue.

anthonyplu
5
Écrit par

Créée

le 25 nov. 2016

Critique lue 241 fois

anthonyplu

Écrit par

Critique lue 241 fois

Du même critique

A Taxi Driver

A Taxi Driver

7

anthonyplu

le 22 oct. 2017

Suivre

Maybe you can drive my car

L'ancien assistant de Kim ki-duk revient derrière la caméra après 6 ans d'absence. Il porte à l'écran une histoire vraie, elle-même plongée au cœur d'une page sombre de l'histoire sud-coréenne soit...

Absences répétées

Absences répétées

9

anthonyplu

le 8 oct. 2014

Suivre

Absences remarquées

N'ayons pas peur des mots : voilà un chef d'oeuvre déchirant. C'est une sorte de cousin Au Feu follet de Louis Malle avec cette solitude existentielle et son personnage dans une fuite en avant vers...

Lettre d'amour

Lettre d'amour

7

anthonyplu

le 19 nov. 2016

Suivre

Lettre de noblesse

Première réalisation de Kinuyo Tanaka qui fut longtemps l'égérie, pour ne pas dire la muse, de Kenji Mizoguchi. Pourtant ce dernier fut loin de la soutenir à passer derrière la caméra et lui mit même...