J'enchaine ce film après "Æon Flux", oui j'ai des goûts très particuliers comme le dirait Christian Grey (et des références qui le sont tout autant visiblement), mais au moins, on reste dans la même ambiance, c'est-à-dire un look futuriste bien kitsch et surtout ici très moche avec une héroïne très sexualisée mais badass (comme ça, ils peuvent dire que c'est féministe).
Eh oui, au risque de me répéter (pour ceux ayant lu ma critique d'"Æon Flux"), ce genre de film était légion au début des années 2000, comme "Elektra", "Catwoman" et "Resident Evil", pour ne citer qu'eux. Mais tous ont pour point commun d'être giga-naze et en particulier celui-ci qui remporte, je pense, la palme haut la main. Mais ce n'est pourtant pas mon premier essai, non, j'avais déjà vu le film une première fois mais comme je suis particulièrement friand de ce genre de plaisir coupable régressif, j'y suis retourné avec grand plaisir. Et c'est encore pire que dans mes souvenirs ! Mais au moins, c'est marrant. Et comment on appelle déjà les mauvais films marrants ? Ah oui, des nanars ! Et franchement, quel plaisir !
Que ce soit au niveau du scénario, de la mise en scène, du jeu d'acteur (Milla Jovovich, abonnée aux navets, qui fronce les sourcils pendant une heure vingt et en même temps, son personnage n'est pas tellement plus étoffé) mais surtout des effets spéciaux ! Oui, c'est enfoncer une porte ouverte mais qu'est-ce que c'est laid ; encore pire que dans mes souvenirs.
Ce choix du tout numérique pour les décors, certaines scènes d'action etc., ça a terriblement mal vieilli et même pour 2006, c'était irregardable. Je pense bien-sûr à cette scène de course-poursuite complètement lunaire dans laquelle Violet grimpe sur les murs grâce à son système anti-gravité. Que c'est bête mais encore une fois, que c'est drôle ! Et même lorsque ça essaye d'être sérieux, ça provoque des fous-rires, comme la scène du tourniquet qui est d'un ridicule sans nom !
Alors, on a bien-sûr l'héritage de "Matrix" dans la mise en scène, ou plutôt dans ses effets, comme les bullet-times ou les ralentis et c'est toujours évidemment poussif (enfin pas aussi poussif que l'étalonnage qui passe par toutes les colorimétries possibles avec les curseurs poussés à fond) mais également de "Blade", notamment dans cette ambiance techno avec la musique qui rythme chaque scène d'action. Scènes d'action quand même toujours jouissives, d'autant plus que le film en est riche (et en même temps, dès que ça essaye de parler, c'est d'un vide abyssal).
Bref, "Ultraviolet" est donc avant tout une expérience ou une perte de temps pour certains mais pour moi, il reste en tout cas un de mes plaisirs coupables préférés !