Julie, une adolescente introvertie qui voue à son paternel un amour malsain, accepte difficilement au sein du foyer l’arrivée de sa belle-mère, au point d’envisager le pire…
Un Amour assassin (1983), aka "Julie Darling", avait tout pour être une vraie belle réussite. A commencer par le scénario, particulièrement malsain et prenant
(il est question d’une adolescente qui voue à son père un amour inconditionnel, pour ne pas dire incestueux, au point de considérer sa mère comme une rivale. Prête à tout pour s’en débarrasser, elle n’interviendra même pas pour la sauver des griffes d’un voyou en train d’essayer de la violer),
ajoutez à cela un casting fort sympathique.
Mais malgré cela, le film ne parvient pas à pleinement convaincre, la faute à des dialogues d’une ineptie pas croyable, quelques situations grotesques et une absence totale de direction artistique (certaines séquences sont assez chaotiques). C’est donc assez frustrant de constater autant de défauts alors même que le film avait tout pour plaire. A la réalisation, on y retrouve Paul Nicholas (Les Anges du mal - 1984) et dans les rôles principaux Anthony Franciosa (Un Justicier dans la ville n° 2 - 1982), Sybil Danning (Malibu Express - 1985) et bien évidemment, l’impressionnante Isabelle Mejias avec son regard diabolique (elle avait tout juste 20 ans lors du tournage
(elle fait plus jeune que son âge), ce qui nous rassure après avoir vu la scène où elle couche avec son père).
Après le complexe d’Œdipe, voici le complexe d'Electre, mêlant une sociopathe
(qui manie aussi bien le fusil de chasse que le tesson de bouteille, gare à votre service 3 pièces)
et un violeur (accessoirement tueur). C’est machiavélique et assez plaisant, dommage que la réalisation ne soit pas à la hauteur.
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