Adapté du roman éponyme de William Boyd, Un anglais sous les tropiques porte un regard ironique et parodique sur l'Afrique et prétends être une critique du néo-colonialisme. Le film se déroule dans un pays africain imaginaire le Kinjaja où du pétrole a été récemment découvert, attirant de ce fait les convoitises occidentales. Morgan Leafy, un diplomate britannique falot et coureur de jupons, aura la difficile tâche d'influencer le nouveau leader incontesté du pays, le professeur Sam Adekunle, afin que l'Angleterre obtienne une concession pétrolière.
Sans être totalement honteux, cette comédie souffre de deux tares rédhibitoires :
1/ L'humour
Le film présente la culture africaine d'une manière totalement outrancière, voire quelque peu raciste. Les africains sont dépeints comme des êtres simplets, superstitieux et inutiles. Bref des « grands enfants » selon les poncifs racistes de l'ère coloniale. Certes, les diplomates britanniques ne sont pas épargnés par le film pour autant. Ceux-ci sont tout à tour xénophobes, corrompus et veules... Seul le personnage de Leafy connaît une évolution positive au cours du film. Avec un peu plus de nuance et de subtilité l'humour aurait pu fonctionner, mais hélas il tombe totalement plat.
2/Sean Connery
On frise la publicité mensongère ! Sur les différents supports commerciaux du film, c'est toujours Sean Connery qui est mis en avant alors qu'il tient un rôle somme toute mineur. Inutile de préciser que Sean est de loin le meilleur acteur du film, ce qui déstabilise l'ensemble du casting.
Pour résumer, un film à l'humour daté qui ne fonctionne tout simplement pas.