Un beau dimanche, le drame français classique.
Dans ce drame français réalisé par Nicole Garcia, Baptiste, le personnage principal, est campé par Pierre Rochefort qui n'est autre le fils de la réalisatrice. Une histoire de famille donc. La famille, il en est aussi question durant tout le film. Sandra (Louise Bourgouin) est la mère de Matthias, un des élèves de la classe de Baptiste. La rencontre entre ces personnes va marquer un tournant dans leur vie. Car Sandra a de gros problèmes d'argent. Mais Baptiste pourrait apporter la solution à ses soucis financiers. Dans ce huitième film de Nicole Garcia, on retrouve des thèmes très souvent traités dans le cinéma français : le rejet de la famille, l'enfant non-voulu ou encore l'attraction pour une liberté que l'argent ne permettrait pas. Le film débute de manière très directe et Nicole Garcia nous met tout de suite au contact d'une réalité brutale et crue. Les personnages sont tous paumés, perdus dans une vie qu'ils considèrent comme détestable et dont ils ne se contentent pas. Dans cette quête effrénée du bonheur, seul l'instituteur joué par Pierre Rochefort semble avoir trouvé une paix intérieur toute relative puisque relativement égoïste. Les acteurs jouent juste et arrivent à nous faire ressentir de l'empathie pour leur situation. La prestation de Louise Bourgouin, une nouvelle fois remarquable, est surtout à souligner. Elle est parfaite en mère peu éduquée, généreuse et aimante pour son fils mais aussi involontairement irresponsable vis-à-vis de ce dernier. Pierre Rochefort quant à lui, digne de son acteur de père, n'a pas à rougir de son jeu d'acteur. En définitive, le film nous retrace un voyage vers la rédemption d'une pseudo famille composée de bric et de broc. Si il est très bien réalisé, il manque tout de même de cette petite étincelle de génie qui transforme les bons films en chef-d’œuvres. Un divertissement très sympathique qui mérite le coup d’œil et nous fait passer un bon moment.