Pour ce film, Bertrand Blier a semblé vouloir se rapprocher du film qui l’a fait connaître, Les Valseuses.
Près de 20 ans après sa sortie, le réalisateur reprenait ainsi le même sens de la provocation dans «Un, deux, trois, soleil». Celle si semble cependant avoir perdu en pertinence. On retrouve également le traitement de la banlieue, auquel le cinéaste rajoute le thème de l’immigration.
Au niveau de la forme, Blier s’appuie dans un premier temps sur ses bases: Sens de l’absurde, jeux avec le quatrième mur ou encore les grandes tirades. Ces dernières sont cependant moins présentes et marquantes qu’à l'accoutumé. Si on peux apercevoir Jean-Pierre Marielle ou encore Claude Brasseur dans des petits rôles, le film est surtout porté par deux actrices: Anouk Grinberg et Myriam Boyer. Une place importante est laissée aux enfants et adolescents, Blier voulant filmer la jeunesse.
Le film a tendance à partir dans toutes les directions, ce qui rend le résultat par moment inégal. Blier ne sait pas toujours quel ton choisir, mais réussit à créer des personnages intéressants.
En somme, si le cinéaste n’est plus aussi percutant que par le passé, il lui reste d’autres qualités qui permettent à ce «Un, deux, trois, soleil» d’être sympathique mais mineur dans une filmographie de haut niveau.