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Premier film d'Anthony Asquith sous le chaperon d'Albert Victor Bramble. Ce film est devenu aujourd'hui, en plus de sa fiction, un incroyable documentaire sur les méthodes de tournage à la fin du...
le 1 mai 2020
Premier film d'Anthony Asquith sous le chaperon d'Albert Victor Bramble. Ce film est devenu aujourd'hui, en plus de sa fiction, un incroyable documentaire sur les méthodes de tournage à la fin du muet. On y voit tout du processus de fabrication des films. Les coulisses, les projecteurs d'époque, les décors, les loges, l'ambiance des équipes techniques, les passerelles, les grues, les effets spéciaux, les accessoires.... même la feuille de convocation au plateau ! Mais surtout Asquith se sert magnifiquement et avec intelligence, de ce merveilleux outil qu'est un studio de cinéma. De l'époustouflant plan séquence vu des cintres du studio, où l'on visite les plateaux en suivant l'actrice qui y déambule; au jeu des ombres expressionnistes, dont l'utilisation d'un lustre qui bouge, qui nous rappelle un des plus célèbre plan du "Corbeau" de H.G Clouzot. Et enfin, surement un des plus beau plan de fin du cinéma muet en forme de métaphore sur la carrière de son héroïne. Vraiment, on est proche du chef d'oeuvre parfait !
Oui mais... Le scénario n'est pas très élaboré. Il ne dépasse guère en qualité la majorité des mélodrames de l'époque et sa morale judéo-chrétienne n'est pas très fine. La relation adultère des trois rôles principaux s'étale sur plus d'une heure, là où on avait comprit dès la première rencontre ce qui allait se passer. Et puis il y a le casting, qui n'est pas terrible non plus, avec un jeu assez lent et posé (mais ça c'était la norme de l'époque). Mais surtout se pose le problème de Donald Calthrop, qui joue l'amant et un acteur comique burlesque. Donald Calthrop était peut-être un grand acteur anglais, mais certainement pas un acteur de burlesque. Dans sa terrible tentative gauche à imiter Charlot, il ne fait que mettre avant la virtuosité qu'avait Charles Chaplin et les autres stars de l'ère du burlesques, et met en évidence, que la pantomime est vraiment un art qui ne s'improvise pas.
On peut dire qu'ici que la forme a vraiment pris l'ascendant sur le fond. Mais quelle leçon de cinéma !
Créée
le 1 mai 2020
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