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D’emblée l’on ressent l’atmosphère glaçante du film. Un immeuble vidé de ses estivants, une mer hors saison avec ses magestueux rouleaux menaçants, le puissant ressac, le ciel très bas, la pluie et une voiture remplie d’hommes à chapeau et imper, longeant ce bord de mer et cet immeuble aux volets quasi tous fermés, stoppant non loin de la banque située à l’angle du dit bâtiment. Le braquage se passe silencieusement jusqu’à ce qu’une bavure dûe à un caissier trop consciencieux, n’éclate. Marc, l’un des quatre braqueurs est grièvement blessé. Déposé à l’hôpital par ses comparses, lesquels continuent ce qu’ils ont commencé. Déjà, planquer leur butin. Ensuite ils poursuivent leur projet, à savoir : dérober quantité de drogue transitant à bord du train Paris-Lisbonne. L’inspecteur Coleman (Alain Delon), de fil en aiguille réussira à remonter jusqu’à la bande dont son ami Simon (Richard Crenna) fait partie. La scène de l’hélicoptère et du train de nuit, en dépit des maquettes, reste un moment palpitant du film. Sa soi-disant longueur résulte de la méticulosité démontrée et du temps chronométré. Peu de dialogue mais beaucoup de regards qui en disent long durant tout le film. Des rues vides, un décor minimaliste. Une pure épure. Un film d’atmosphère qui se ressent et que l’on observe suspendu à un métronome. Un final troublant dans lequel l’émotion est palpable. Ayant noté 10 * plusieurs films de Melville, pour Un flic, 8 * sans problème. Film sous-estimé.
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Créée
le 25 avr. 2026
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le 30 mai 2014
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