8
46 critiques
Iron Man
12'o clock High, n'est pas seulement une mise en scène des bombardements opéré par l'armée américaine au cours de la guerre 39-45. A contrario, de la plupart des films américains récents, la seconde...
le 3 janv. 2017
Un Homme de fer, réalisé en 1949 sur un scénario de Sy Bartlett et Beirne Lay, Jr., authentiques vétérans de la Seconde guerre mondiale, raconte l'histoire de ces premiers combattants américains en Europe. Le (fictif) 918e groupe, basé à l'aérodrome militaire (fictif) d'Archbury près de Londres, subit de lourdes pertes depuis le début des opérations. La stratégie choisie par l'état-major est en effet particulièrement coûteuse : plutôt que de bombarder de nuit à haute altitude, les B-17 doivent larguer leurs bombes de jour pour plus de précision, s'exposant ainsi à la DCA et aux chasseurs nazis. Proche de ses hommes, le colonel Keith Davenport (Gary Merrill) vit très mal la situation.
Ses protestations contre un ordre de bombardement à basse altitude, jugé suicidaire, entraînent la visite à Archbury du major général Ben Pritchard (Millard Mitchell). Celui-ci identifie la cause du problème du 918 : Davenport lui-même, en raison de sa sur-identification avec ses hommes. Le brigadier général Frank Savage (Gregory Peck) est envoyé pour prendre sa place, avec pour mission de relever le moral des troupes, réduire les pertes et augmenter le taux de réussite des missions. En employant des méthodes diamétralement opposées à celles de son prédécesseur, le nouveau commanding officer s'attirera d'abord l'animosité de ses hommes, puis leur respect, puis leur adhésion. Mais, tombé à son tour dans le piège de la sur-identification affective, il n'en sortira pas indemne lui-même...
Sans en dévoiler davantage, voilà le pitch de cet excellent film de guerre, efficacement mis en scène par le grand Henry King et magistralement interprété par son acteur fétiche Gregory Peck. Tourné en 1948 en Floride avec d'authentiques B-17 de la guerre, Un Homme de fer peut s'enorgueillir de reconstituer de manière impeccable le quotidien d'un groupe de "forteresses volantes" durant le conflit. Très judicieusement, il utilise aussi d'authentiques images d'archives de l'USAF et de la Luftwaffe pour les scènes de combats aériens, qui se révèlent particulièrement saisissantes.
Mais l'essentiel du propos n'est pas dans l'action. En effet, Twelve O'Clock High est davantage centré sur "la vie à la base", et détaille avec une grande acuité les tourments endurés par ces militaires - pilotes, simples soldats et officiers supérieurs - et les moyens mis en œuvre pour tenter de les circonvenir. Loin d'un war movie classique tourné vers l'action, il s'agit là d'une véritable étude psychologique, qui laisse de côté la rhétorique guerrière habituelle sur la gloire, l'héroïsme et le patriotisme. Porté par un Gregory Peck au sommet de son art, entouré de seconds rôles non moins remarquablement interprétés (notamment Dean Jagger en officier bureaucrate efficient et Hugh Marlowe en pilote en quête de rachat), Un Homme de fer est un chef-d'œuvre relativement - et injustement - méconnu. À (re)découvrir de toute urgence, donc !
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films des années 1940, Les meilleurs films sur la Seconde Guerre mondiale, Les meilleurs films de guerre, Les meilleurs films avec Gregory Peck et Double schlack !
Créée
le 4 janv. 2017
Critique lue 558 fois
8
46 critiques
12'o clock High, n'est pas seulement une mise en scène des bombardements opéré par l'armée américaine au cours de la guerre 39-45. A contrario, de la plupart des films américains récents, la seconde...
le 3 janv. 2017
7
6767 critiques
Parler d'Un homme de fer comme d'un film de guerre serait presque une erreur, étant donné que sur les plus de deux heures, il n'y a qu'une dizaine de minutes de combats aériens, car nous sommes plus...
le 5 nov. 2019
8
8722 critiques
Henry King prouve à nouveau ici quel excellent metteur en scène il est, sachant donner une grande intensité au récit et à ses personnages. Bien plus qu'un film de guerre, "Un homme de fer" évoque en...
le 29 oct. 2017
5
292 critiques
Étonnant... Je viens de voir ce film qui s'intitule La Tour sombre, mais qui n'a rien à voir avec l'excellentissime série de romans de Stephen King... Et pourtant, j'ai bien cru voir le nom de...
le 18 oct. 2017
7
292 critiques
La Main au collet est la preuve indiscutable qu'autrefois, la Côte d'Azur n'était pas bétonnée... Qui l'eut cru ? Tourné durant l'été 1954, le vingtième film américain d'Alfred Hitchcock, qui s'ouvre...
le 3 mai 2017
8
292 critiques
Un film qu'on pourrait qualifier de jeunesse, bien qu'Alfred Hitchcock eut alors près de 40 ans, tournât son seizième long-métrage parlant et s'apprêtât à quitter son île natale pour les États-Unis...
le 4 avr. 2017
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème