Palme correcte sans plus. L’esthétique du film est fondée sur le passage entre des scènes très différentes : un coup on est sur une scène en plans rapprochés, en ville, avec une multitude de sons intra diégétiques => la scène d’après il n’y a plus un bruit, on est sur un plan d’ensemble dans un environnement rural et ainsi de suite.
De même je trouve le film assez vain, dès que l’on apprend que l’homme kidnappé est bien l’homme recherché tout l’intérêt et l’ambiguité qui nous tenaient en haleine retombe et à ce moment le film est piégé : soit on le tue, ce qui aurait une porte de sortie facile et en opposition avec le reste du film, soit on le pardonne ce qui est assez convenu et pas du tout subversif. L’épilogue a au moins le mérite de laisser une brèche dans laquelle notre imagination peut s’engouffrer.