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C’est, à mon sens, un très grand film, très riche sur tous les plans, que ce soit celui de la réalisation ou de la psychologie, notamment le jeu d’actrice de Vivien Leigh, qui ne s’éloignait pas tant, malheureusement, du réel état mental de l’actrice.
Blanche représente, au début, la figure du bien face à Stanley, bourru, agressif. J’y ai vu l’inspiration du film L’Aurore de Murnau, dans certains plans où Blanche est représentée dans la lumière tandis que Stanley est, lui, en arrière-plan, dans l’ombre.
Mais cette femme ne vit plus dans la réalité, mais dans son propre monde, dans sa folie. Elle s’évade pour échapper à ses fantômes depuis qu’elle a, sans le vouloir, conduit le seul homme qu’elle ait jamais aimé à se tuer. Elle aime l’ombre, car elle évite l’éclat de la réalité, la lumière qui la lui rappelle sans cesse…
Incapable de supporter le poids de la réalité, de ses échecs, de sa vieillesse, elle est devenue un personnage théâtral : elle raconte des histoires, elle vit par et pour celles-ci. De naissance aristocratique, elle perd son domaine et une grande partie de sa famille. S’ensuit alors une longue descente aux enfers : elle tente en vain de courir après la vitalité de sa jeunesse en ayant des aventures avec de jeunes hommes, ce qui achèvera la seule chose qui lui restait : son métier.
C’est une princesse des rues, pourtant elle se permet le mépris des autres. Elle sème la discorde partout où elle va. Elle ressemble à un ange, mais c’est en réalité un ange du malheur. Sa sœur et son mari « se souviennent des jours heureux » quand elle n’était pas là.
Elle aime le contact de sa sœur, car grâce à elle, elle retrouve un peu le monde qu’elle a connu. L’homme, l’abri qu’elle cherche, s’avère simplement être un bouclier entre elle et la réalité. « J’ai toujours dépendu de la bonté des inconnus » : elle n’a plus rien et, au fond, elle le sait. Alors, elle a préféré inventer sa réalité, qui, en vérité, ne tient que grâce à son charme et à ses conquêtes. Elle dépend de la tendresse et du bon vouloir des gens qui s’attachent à elle pour que l’illusion puisse durer, pour qu’ils la fassent durer au lieu de la détruire.
Créée
le 17 nov. 2025
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