Derrière la chimère du fameux « American Dream » se cache une vérité bien moins glorieuse : le réel prix de l'opulence, l’envers du décor... Les images prises sont remarquables, elles semblent être le regard objectif d’une idéologie, d’un rêve mensonger, donnant des réponses aux spectateurs avant même qu’ils ne se posent les questions.
L’œuvre est d’une grande musicalité, ce qui contribue à créer la fascination du spectateur, avide de comprendre pleinement le film.
La performance de Daniel Day-Lewis ne laisse rien à redire : tout est juste dans son jeu, jusqu’à l’expression de ses yeux.
En revanche, je dois admettre que j’ai trouvé certaines choses pas assez développées, comme si des scènes manquaient : des éléments pourtant dignes de réflexion, mais qui sonnent parfois creux insuffisamment approfondis.
Pour moi le titre ''There will be blood'' équivaut au pétrole, sang de la terre,
au sang du Christ censé permettre au protagoniste d'atteindre la rédemption mais aussi au sang que l'ambition folle de cet ''oil man'' fera couler.