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Mia, le précédent film de Ivano De Matteo (Les Équilibristes), n'est pas sorti sur les écrans français. Il en sera sans doute de même avec Una Figlia, qui parle une nouvelle fois de l'adolescence, au féminin, de la famille et, plus précisément, de l'irruption d'un drame inimaginable. Le synopsis du film ne révèle rien et ne raconte donc le son vrai sujet, qui est celui de la réparation, su tant est que celle-ci soit possible, après un acte tragique, aux conséquences immédiates et encore davantage dans le futur. "Nous pouvons tous devenir victime ou bourreau", explique le cinéaste, dans une interview, dans laquelle il précise qu'il s'empare de sujets que les spectateurs n'ont pas d'emblée envie de voir traités, mais qui, au fond, nous parlent à tous, aussi poussés à l'extrême soient-ils. Le film aurait aussi pu s'appeler Un padre, puisqu'il accorde du temps aux états d'âme d'un père, frappé par le malheur. Comme souvent, De Matteo flirte avec le mélodrame, ne tombe jamais dans le larmoyant, avec une écriture et une mise en scène qui peuvent sembler simples, mais témoignent avant tout d'une empathie envers des personnages soumis au pire, faibles avec la douleur aiguë, mais capables de résilience. Ginevra Francesconi et le toujours formidable Stefano Acorsi sont les deux interprètes sensibles de cette tranche de vie cruelle.
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Créée
le 5 août 2025
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