Tout est noir, il n'y a plus d'espoir

Un film diaboliquement intelligent et subtil.


Evitant la simplification manichéenne a propos de thématiques complexes (Guerre, violence, propagande, relations amicales/familiale, rapport de domination , manipulation et fourvoiement d'idéaux nobles a des fins d' instrumentalisation purement cyniques)


Un film faussement léger, qui se sert de l'absurde pour grossir le trait de la folie de l homme, décuplée ici en temps de guerre et de conflits géopolitiques impossible à résumer en quelques lignes.


Ou la folie se trouve être dans tous les camps, sans exceptions.


Mais où elle sert à exterminer , a conquérir, a asservir par un excès d'ego.


Mais, aussi, a survivre dans des conditions inhumaine. A créer du lien et de la créativité salvatrice malgré l'horreur du quotidien. La folie, de pas perdre espoir, convaincu par l' illusion de mettre tout cela au profit d'une cause politique en temps de guerre. Isolé de la réalité, sous terre. En un pays qui ne mene plus la guerre que la propagande leur vend.


Tout cela, initié par seulement un seul homme, agent du chaos. Dénué de sens moral, d'ethique et d'empathie. Mais qui se servira de tout cela pour assoir son autorité, pretendant être l'homme providentiel qui les sauvera (de son mensonge, donc).


Afin de créer un sentiment d'appartenance patriotique orchestré dans le but de servir son seul ego malade.et ainsi avoir tout un collectif a sa botte.



Ici, tout est pousse à l'extrême. Volontairement exagéré, mais qui permet des questionnements philosophiques sur les croyances, les forces, les faiblesses de chaque humain, après une période de chaos , dit "inhumain".


Qui remet en cause ainsi la pretendue force des convictions, de la morale et du sens du devoir si ceux ci sont fourvoyé par des puissants, ayant les moyens de convaincre, vite et en masse, d'être complice de leur folie destructrice.


Si au final, les passions tristes et destructrices étaient là force la plus vive chez l'être humain.


Si l'inhumain était l'altruisme et le soucis collectif (ici réduit en esclavage en sous sol et en complices malgré eux a la surface,)


Et l'humain, la bestialité, l'animalite et la loi du plus fort ou la prédation primaire serait la force inéluctable en puissance en temps troublés.




L'absurde dénonce, et fais rire, au depend de toute morale, rendant ainsi complices le spectateur de cette folie. Rendant le film malaisant, et rendant ainsi l'expérience unique. Plus on avance , plus on comprend , on rigole moins, et on pleur par désespoir.


Un très grand film

Créée

le 11 mai 2025

Critique lue 21 fois

Fury Queer

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