Qui n'a pas rêvé un jour de créer l'homme ou la femme parfaite, une créature de rêve dont l'unique raison de vivre serait de réaliser nos fantasmes lubriques les plus fous ? Venant tout juste de propulser le teen-movie au sommet avec "Sixteen candles" et surtout "Breakfast Club", John Hugues tente à sa façon l'expérience.
Prenant à bras le corps le genre dans tout ce qu'il a de plus ouvertement fantaisiste et superficiel, John Hugues délaisse le ton relativement sérieux de ces précédents films pour s'orienter vers le délire pur, transformant une intrigue sentant bon le porno initiatique en fantaisie délirante et gentiment lubrique, collant aux basques de deux jeunes puceaux qui apprendront que tirer son coup ne fait pas forcément de vous un homme.
Mineur de la part de Hugues, la faute à un certain manque de profondeur et à un script n'allant pas totalement au bout de ses idées, "Weird science" n'en reste pas moins furieusement sympathique, produit calibré typique de son époque mais délicieusement rétro et attachant, moins stupide qu'il n'y paraît et qui nous permet de retrouver l'excellent Michael Berryman en mutant tout droit sorti de "Mad Max 2" et les jeunots Bill Paxton et Robert Downey Jr, alors au début de leur carrière.