Une créature de rêve par Alligator
Bordel que ce film a vieilli... ou que j'ai vieilli. J'étais fou de ce film... parce que j'étais fou de Kelly Le Brock et la petite blonde que j'ai retrouvé me semble dans l'épisode de la limousine de Seinfeld pour les connaisseurs. Bref, j'étais ado et j'avais le feu à la queue et au coeur en quelque sorte...
Un film hormonal.
John Hugues savait gratter les boutons d'acné parce que les thématiques adolescentes se retrouvent dorlotées, caressées dans le sens du poil, pubien évidemment.
Et le film ne décolle pas vraiment. La faute sans doute à Hugues, mais aux comédiens surtout. La fille surjoue, l'ado brun est nul à faire popo, quant à Anthony Michael Hall, il se la pète grave. Et tous trois ont disparu de la carte ciné... au champ d'honneur. Prions pour eux.
Un film daté. Mais on a fait pire depuis, American Pie entre autres est venu gloser sur le malaise ado face aux troubles d'une sexualité de plus en plus pregnante dans une société qui a du mal à se toucher et à regarder le corps comme quelque chose de naturel.
Il s'agit d'abord d'une comédie. Mais la farce n'est pas forcément sans idée. Ici, un peu quand même. En tout cas, elle s'appuie de manière bancale et un brin vulgaire sur des thèmes humains importants.