Une éducation déroule avec finesse le parcours en mode conte de fée d'une jeune fille prise entre curiosité, études et envies d'ailleurs.
J'ai trouvé la réalisation de Lone Scherfig particulièrement réussie, elle parvient à capter avec subtilité la sensibilité et l'intériorité de ses personnages, comme elle l'avait fait dans One Day.
Elle est aidée en cela par des acteurs impeccables : Carey Mulligan, dont c'est l'un des tout premiers rôles principaux, est lumineuse et incarne à merveille les contradictions d'une toute jeune femme.
Alfred Molina et Peter Sarsgaard sont eux aussi particulièrement convaincants.
Quant à Rosamund Pike, elle campe avec justesse un personnage naïf et complaisant, légèrement perdu dans ce monde qu’elle se plaît à admirer.
Le film connaît quelques ralentissements, mais ils permettent aussi de s'immerger dans l'atmosphère des années 60, de ressentir les codes sociaux de l'époque et de comprendre les choix de l'héroïne. Ces moments de respiration laissent aussi place aux détails, aux regards et aux silences qui font toute la subtilité du film.
Une éducation est un désenchantement, un conte de fée qui fait plouf : on s'attend à la magie, à la légèreté, et la réalité douce-amère vient rappeler que la vie est rarement aussi simple.