Un mauvais garçon, trahie par sa maitresse et injustement condamné aux assises, s'évade de prison. Après quoi, le sujet montre très vite son insuffisance.
Le réalisateur Claude Orval met en scène une intrigue grossièrement écrite et artificielle de petits voyous et autres figures interlopes de Paname qui, au mieux, sont pittoresques dans leur jargon et dans leur apparence (tandis qu'ils sont balourds dans la fantaisie). En réalité, le scénario est une coquille vide, sans la moindre singularité. Plus exactement, les personnages n'ont aucune envergure dramatique, à commencer par ce fugitif joué par Berval -qui n'est déjà pas un très bon acteur- lequel ressemble moins à un malfrat qu'à un premier prix de vertu, eu égard à ses bons sentiments.
Le réalisateur est tenté par une représentation facile du Paris canaille, ses cabarets et ses bagarres, et s'en remet sans compter à sa musique emblématique qu'est la java, en l'occurrence la fameuse Java bleue, succès de l'année précédente, qui est la musique du film en même temps qu'elle est chantée par sa première interprète Fréhel puis par Berval.