Un scénario en boucle, comme ton ex qui te harcèle en DM
Until Dawn : La Mort sans fin, c’est comme un vieux disque rayé, mais avec des hurlements et des giclées de sang. Clover et ses potes décident de partir chercher leur sœur disparue dans une vallée où même les sangliers refusent de baiser. Et là, surprise : un tueur masqué débarque, les bute tous un par un, et BAM, respawn direct, comme dans Dark Souls.
Mais le vrai cauchemar, c’est que chaque fois qu’ils reviennent, le tueur change de style. Un coup c’est un bûcheron sadique, un coup c’est un chirurgien psychopathique. À ce stade, même Michael Myers aurait besoin d’un RTT. Et tu comprends vite que la vraie question, c’est pas "qui va survivre ?", mais "combien de fois ils vont crever avant de piger qu’il faut arrêter d’être des crétins ?"
David F. Sandberg nous fait une playlist horreur, mais avec des vieux tubes rayés
Le réal, c’est le mec qui nous a pondu Lights Out. Le gars sait faire flipper… en théorie. Mais ici, il nous balance une playlist de clichés horrifiques comme un DJ bourré à une soirée techno. Les meurtres sont bien gores, oui. T’as des références partout : un coup Evil Dead, un autre Destination Finale. Mais au lieu de rendre hommage, ça fait surtout copie de devoir.
Le concept de la boucle temporelle est bien trouvé, mais au bout de 45 minutes, t’as compris. Et c’est là que le film commence à pédaler dans la choucroute. Reviens, meurs, reviens, meurs, comme une soirée chez un toxico qui découvre le rétroviseur.
Michael Cimino : survivant malgré lui, mais acteur par accident
Michael Cimino, c’est le héros malgré lui. Sauf qu’il joue comme un mec qui attend qu’on lui rende sa caution. Il a la gueule de l’ado paumé, l’énergie d’un stagiaire en dépression, et une palette d’émotions qui va de "oh non" à "je suis mort mais je vais revenir".
Et les autres ? De la chair à canon qui attend son tour comme dans une file de supermarché un samedi matin. Les persos sont aussi creux qu’un tube de mayonnaise vide. Le seul qui a du charisme, c’est le tueur, et il change de déguisement à chaque scène. C’est pas un slasher, c’est une démo de cosplay.
Une auberge de jeunesse qui devrait être fermée par la DDASS
L’auberge abandonnée, c’est pas juste un décor, c’est un piège à cons. Tout est moisi, tout est crasseux, y’a des portes qui grincent comme un discours de Jean-Luc Mélenchon et des fenêtres qui claquent comme les fesses d’un manifestant devant un canon à eau. Tu t’attends presque à voir un rat en smoking venir te vendre une chambre.
On te vend du huis clos oppressant, mais à force de revenir encore et encore, t’as l’impression de mater un escape game pour débiles. Chaque pièce devient une scène de crime, chaque placard un potentiel piège à cons.
Des morts sanglantes, mais une tension à plat comme une bière tiède
Soyons clairs, niveau gore, ça envoie. Les mises à mort, c’est pas des caresses. Décapitation, éventration, barbecue humain… David F. Sandberg, il s’est fait plaisir. Mais voilà, quand tu sais que les victimes vont revenir à chaque fois comme dans un jeu vidéo, la peur disparaît.
Tu les vois se faire démonter, tu souris, tu t’amuses, mais t’as jamais peur pour eux. Pourquoi flipper pour des idiots qui respawnent comme des bots dans Call of Duty ? C’est violent, oui, mais c’est aussi intense qu’une baston de clodos en fin de marché.
Conclusion : Until Dawn : La Mort sans fin, c’est pas un film, c’est une compilation de jumpscares avec un bug de sauvegarde
Le concept était bon. Le potentiel était là. Mais à force de vouloir te faire flipper avec des mécaniques de jeu vidéo, Until Dawn devient une parodie involontaire de lui-même. Ça se regarde comme on mate une vidéo de Mortal Kombat Fatalities sur YouTube : avec un demi-sourire, mais sans jamais sursauter.
Les meurtres s’enchaînent, les persos ressuscitent, et toi, tu regardes ta montre en te disant que tu pourrais être en train de jouer à l’original sur ta console. Un film pop-corn, oui. Mais un pop-corn à moitié brûlé.
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