Parce qu'il vole imprudemment un baiser à une jeune fille de bonne famille, un officier met en émoi la bourgeoisie munichoise et jusqu'à la Maison royale.
Cette comédie sentimentale et musicale est possiblement la version française d'une de ces productions franco-allemandes courantes dans les années 30. Le contexte austro-bavarois, en 1852, nous est assez étranger ; ce qui n'est pas très important compte tenu de l'insignifiance du divertissement. Ce faible sujet de comédie à la sauce germanique, pour lequel Jean Grémillon a probablement été commis d'office, n'est pas avare d'uniformes militaires et toilettes de dames, conformément à un genre commun de cinéma qui fait des sociétés aristocratiques un décor clinquant et exotique.
On est dans la frivolité jusqu'au cou. Des éléments de quiproquo -l'officier n'est pas identifié, la "déshonorée "a une sœur- auraient peu pu produire une comédie échevelée ou vaudevillesque ; rien de tout ça. Le film se maintient dans une puérile et exclusive représentation d'une sotte bourgeoisie, laquelle n'a aucune dimension satirique, notamment à propos de son obsession de la vertu.
Le couple Henry Garat-Renée Saint-Cyr est très creux dans la comédie, très vieillot dans la composition.