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Procès d'intentions
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Dans la maison mexicaine de Vanilla, cohabitent sept femmes de la même famille, sur trois générations. La réalisatrice, Mayra Hermosillo, ne cache pas le caractère autobiographique de son premier long métrage, qui évolue le plus souvent sous le regard d'une fille de moins de 10 ans, pas si candide que cela, grandissant sans père, mais aussi sans figure masculine au sein de son foyer. Il y a de la tendresse, de la sororité, des conflits aussi, et une menace qui plane sur l'occupation de cette maison. À hauteur d'enfant, Vanilla est le plus souvent réjouissant et enjoué, mais l'intérêt se dilue quand la cinéaste braque sa caméra sur les adultes, sans pour autant privilégier une femme plutôt qu'une autre. On manque un peu de repères sur ce que chacune fait en dehors du domicile commun, car le récit ne s'éloigne guère de son gynécée dans lequel il se passe toujours quelque chose. Ce flou gêne l'empathie que l'on pourrait avoir pour chacune des protagonistes, hormis la fillette pour qui les hommes sont une espèce particulière et inconnue. Comment croître et acquérir des valeurs pour la vie dans cet environnement qui sort des schémas classiques, c'est bien entendu le thème sous-jacent, au-delà de l'excentricité de ses personnages, d'un film attachant, mais aussi assurément fragile.
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Créée
le 21 mai 2026
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