Varan
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Varan

Film de Ishirô Honda (1958)

Magnifique titre français (le premier qui me sort un truc genre Sylvie Varan, je préviens quand même qu'il a de fortes chances de s'en manger une petite derrière la nuque) - titre pourtant traduit plus ou moins fidèlement - pour le assez méconnu Daikaijū Baran (ou encore Varan the Unbelievable chez nos amis anglo-saxons qui sortira quelques années plus tard chez eux : en 62). Assez méconnu disais-je, on va voir pourquoi.


Des scientifiques partent dans une région éloignée à la chasse aux papillons (littéralement) et se font tuer. Un collègue et la sœur de l'un d'entre eux retournent sur les lieux pour enquêter et tombent sur des villageois ma foi plutôt vénères leur demandant de quitter les lieux et surtout - surtout ! - de pas s'approcher du lac salé sous peine de réveiller leur dieu : Baradagi. Spoiler : oui bon il va se réveiller. Bah oui vous allez me dire, sinon y aurait pas de film. Certes répondrais-je, mais pour une fois ça aurait pas été plus mal.


Oui parce qu'autant le dire directement, je vais pas faire des ronds de jambe et entretenir un suspens inutile (et absurde vu que la note est déjà en haut) : c'est nul. Mais alors vraiment. Et surtout, c'est assez moche. Enfin moche, disons plutôt assez pauvre et assez cheap, même pour l'époque. Et ça m'a toujours beaucoup interrogé. Je veux dire, c'est la team habituelle, il y a la Toho qui a du blé, Tomoyuki Tanaka à la prod, Eiji Tsuburaya aux effets spéciaux, Akira Ifukube à la zic et Ishiro Honda à la réal. Et ce Varan dénote mais alors méchamment - ne serait-ce que visuellement - par rapport à Rodan en 56 et Mothra en 61 (sans même parler des films hors kaiju comme The Mysterians, ou Prisonnière des Martiens chez nous, toujours de Honda sorti un an avant en 57).


Quoiqu'on en pense, quelle que soit la sensibilité que l'on peut avoir à la fois pour le genre ou plus généralement pour la science-fiction un peu kitch de l'époque, ces films étaient quand même assez soignés, voir quand même assez classes pour l’œil. Alors pourquoi revenir au noir et blanc ? Qu'est-ce que ce "filmé en Toho Pan Scope" ouvrant le film et même présent sur l'affiche ? (d'ailleurs notez sur l'affiche comment ils ont essayé de camoufler avec subtilité le "pan", ces petits tarba) Où est passé - putain ! - le super classe Toho Scope (le 2:35 de la Toho) utilisé pour la Prisonnière des Martiens ?


Suite de la critique sur notre blog, ici :
Les Gloutons du Cinéma - Varan, le monstre géant

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le 3 sept. 2021

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