Même sans voir son nom au générique, j’aurais dit que c’était du pur Sean Baker version Taïwan. Et pour cause : Shih-Ching Tsou travaille avec lui depuis au moins vingt-cinq ans, en production, coréalisation (sur Take Out), montage, costumes, casting… et même comme actrice, tout au long de sa filmographie depuis les années 2000.
Cette fois, c’est l’inverse : c’est Sean Baker qui l’aide dans l’ombre, au scénario et à la production, pour Left-Handed Girl.
La réalisatrice puise dans sa propre vie : son enfance, son adolescence à Taïwan, et le poids des traditions, qui ne disparaît jamais totalement…
C’est l’histoire d’une maman et de ses deux filles qui reviennent vivre à Taipei et travailler dans son marché de nuit, dans l’espoir d’effacer leurs dettes et de subvenir aux besoins de la famille.
On retrouve dans Left-Handed Girl, comme dans la filmo de Sean, ces portraits très intimes, ancrés dans les marges sociales, mais jamais misérabilistes et surtout profondément humains, avec une caméra qui sait capter les petits riens bouleversants, sans jamais forcer l’émotion.
Le film aborde les tensions générationnelles et le poids des traditions patriarcales...
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Suite de la critique sur notre blog, ici :
https://lesgloutonsducinema.blogspot.com/2025/09/left-handed-girl-shih-ching-tsou.html