Crystal Lake, un joli camp de vacances...

Prototype du film gore, ou plutôt du slasher qui lança au début des années 80 une mode qui allait devenir envahissante (lui-même allait être suivi de plusieurs séquelles plus ou moins réussies), proposant une recette aux éléments invariables : un groupe d'ados crétins arrive dans un lieu isolé mais idyllique où une vieille baraque sert de gîte ; l'endroit est maudit, on les met en garde , en vain. Alors que tout être sensé détalerait, eux choisissent de rester par bravade, et récoltent ce qu'ils ont cherché : ils se font écharper de façon sadique par un tueur inconnu et masqué, en combinaison d'éboueur et bien outillé en armes tranchantes, de préférence des couteaux de boucher, des haches ou des machettes.
Tout repose sur la surenchère des meurtres, leur caractère bien sanguinolent, l'originalité de la méthode et l'effet de surprise choc. Certains éléments s'amplifieront avec le temps et le relachement des moeurs (les jeunes filles seront toujours jolies, très jeunes et peu avares de leur anatomie, de même que le chtarbé à la machette et au masque de hockey sera identifiable parfois en caméra subjective, par une respiration rauque). L'aspect répétitif de ces assassinats ne semble pas avoir découragé le public qui ne s'en lasse pas.
Pourtant, on ne peut pas dire que ce premier volet soit un chef-d'oeuvre, ça sent le bricolage, les acteurs sont minables (même si on y reconnait Kevin Bacon très jeune), la photo n'est pas belle, les effets ne sont pas encore rodés, et le fameux Jason n'a pas encore atteint le degré mythique qu'il aura par la suite. Le film se contente de poser les bases du drame de Jason, et on comprend pourquoi il tue tous ces jeunes qui ne pensent qu'à baiser et à s'amuser. En fait, son personnage s'étoffera au fur et à mesure des suites, dès le second film, le Tueur du vendredi, pour atteindre son meilleur niveau dans la n°6, Jason le mort-vivant.
Etrangement donc, ce film n'est pas le meilleur de la franchise, mais il se laisse regarder en évitant de justesse l'ennui.

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le 28 janv. 2017

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Ugly

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