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le 26 mai 2023
SuivreKill her, Mommy
Je suis le messager de Dieu ! Vous êtes condamné si vous restez ici ! Cet endroit est maudit. Maudit!! Il a une malédiction de mort. Vous êtes condamné ! Vous êtes tous condamnés !! Que le carnage...
Le jeune Jason (incompréhensiblement renommé Jacquie par le doublage français) se noie au camp de Crystal Lake. Après le meurtre de deux moniteurs de la colonie, il est décidé de la réouvrir.
Vendredi 13, une œuvre qui, bien que séminale et vénérée au fil des lustres, n'en demeure pas moins une expérience cinématographique ambivalente.
Certes, il faudrait rendre hommage à ce film qui a proposé les contours du genre slasher, engendrant une pléthore de succédanés souvent moins inspirés. Et il est indéniable que le long-métrage possède une aura cultissime, un charme rétrograde qui continue de fasciner les amateurs d'horreur.
Il convient également de souligner avec emphase que le véritable antagoniste de ce premier opus n'est point l'emblématique Jason Voorhees, dont la funeste renommée éclipsera les suites, mais sa mère, la vénéneuse Pamela Voorhees. Et il faut bien admettre que cette figure maternelle, incandescente de folie et de chagrin, atteint des sommets d'effroi viscéral lorsqu'elle s'abandonne à ses dialogues hallucinés avec son fils prétendument disparu. Le film a aussi l'insigne mérite de conférer une motivation, aussi démentielle soit-elle, aux pléthoriques et atroces massacres qui ponctueront les opus ultérieurs, offrant ainsi une cohérence narrative bienvenue.
De surcroît, le jump scare final, survenant après une séquence ostensiblement contemplative, bercée par une musique insidieusement douce, demeure un moment de cinéma inoubliable, un paroxysme de tension qui saisit le spectateur à la gorge avec une brutalité inattendue.
Néanmoins, il serait malhonnête de passer sous silence les indéniables faiblesses qui grèvent cette œuvre. Le scénario, schématique à l'extrême, se contente de recycler avec une servilité déconcertante les procédés narratifs popularisés par Halloween de John Carpenter, sans jamais parvenir à s'en affranchir véritablement. La récurrente utilisation de la caméra subjective pour filmer les mises à mort, si elle peut se justifier par une volonté de plonger le spectateur au cœur de l'action, a pour fâcheuse conséquence de rendre lesdits meurtres confus et imprécis, diluant ainsi leur impact traumatisant.
En outre, il est cruellement évident que les films d'épouvante, plus encore que d'autres genres cinématographiques, souffrent inexorablement des affres du temps. Vendredi 13, malgré son statut de film culte, donne parfois l'impression de contempler une relique muséale, un artefact cinématographique pétrifié dans son époque, plutôt que d'être efficacement diverti et profondément effrayé.
Bref, c’est une œuvre paradoxale, un jalon essentiel du cinéma d'horreur qui, tout en suscitant notre admiration pour son influence pérenne, ne peut nous empêcher de déplorer ses nombreuses imperfections et son incapacité à transcender les limites de son époque.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de la saga Vendredi 13
Créée
le 21 mai 2025
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le 26 mai 2023
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