L'ascension fulgurante et la chute spectaculaire du magazine Vice, à travers le regard d’un de ses anciens journalistes…
Eddie Huang est un touche-à-tout, designer, cuistot, animateur ou encore journaliste. Mais que l’on ne s’y trompe pas, bien qu’il soit présent pendant les ¾ du film, il ne s’agit d’un biopic à sa gloire, mais d’une passionnante capsule temporelle sur l’un des plus célèbres magazines alternatifs (axé sur la culture urbaine et indépendante).
Si comme moi vous avez pris plaisir à feuilleter ce petit mensuel, alors ce documentaire est fait pour vous. Vice is Broke (2025) revient sur l’incroyable ascension de ce magazine montréalais fondé au début des 90’s, avant qu’il ne bascule du côté obscur, devenant l’un des plus puissant médias au monde (valorisé à 6 milliards de $), arrivant à s’imposer sur internet et même à la télévision (à travers Vice TV et Viceland), avant de littéralement se casser gueule et de subir l’une des plus incroyables banqueroute qu’un média "worldwide" ait pu connaître.
« On me demande souvent pourquoi être aller chez Vice malgré les avertissements (...) Je suis allé la-bas parce qu’à une époque, c’était incroyable, putain. On pouvait y être bizarre, avoir notre mot à dire et tout simplement être soi-même. C’était un peu l’école des mutants du Professeur X ou l’orphelinat de Gotham de Bruce Wayne ou l’école de Derek Zoolander pour les enfants illettrés. C’est pour ça qu’on y est tous allés. On ne trouvait notre place nulle part ailleurs. »
Pour dresser le portrait de ce qu’était Vice à sa belle époque, avant que le capitalisme ne vienne tout gâcher, Eddie Huang est parti à la rencontre d’anciens collaborateurs de Vice et notamment Gavin McInnes (l’un des cofondateurs et qui à, bien des années plus tard, fondé les "Proud Boys", un groupuscule néo-fasciste). On découvre alors les coulisses du succès de Vice avec ses bons et ses moins bons côtés (management toxique, média sous perfusion de dollars, marketing bidon pour vanter le côté jackass et punk de Vice, …).
On découvre éberlué ce qu’était réellement Vice, sous sa couche de verni faussement cool, punk et décomplexé. Un terrible gâchis…
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