J'étais présent lors de la sortie française du manga, en 1994 chez Tonkam, et ça a été non seulement la découverte de Masakazu Katsura, mais aussi d'une œuvre fantastique, dans tous les sens du terme, où la lecture des tomes procurait un plaisir non négligeable. J'avais eu vent de la réalisation d'un film live, où Katsura fait d'ailleurs un cameo, mais j'avais peur du crime de lèse-majesté. Alors, c'est oui et non.
Adaptant les trois premiers volumes du mange, mais avec une fin conclusive, Video Girl Ai reprend les aventures de Yota Moteuchi, dit Motenai, qui est amoureux de Moemi, mais cette dernière est amoureuse de son meilleur ami Takashi. Après qu'il ait compris que la jeune femme ne l'aimera pas, Yota voit apparaitre un video-club où on lui propose la cassette vidéo d'une fille qui va le réconforter. Sauf qu'une fois la cassette enfournée dans le magnétoscope, la fille en question, dite Aï, va se matérialiser devant lui.
Dans un budget qui doit avoisiner les 100 francs, d'où le peu de décors et une réalisation parfois amateur, le réalisateur a fait du mieux qu'il a pu, avec des acteurs plutôt justes, sauf Ken Ohsawa, jouant Yota, qui en fait beaucoup. Par contre, si Kaori Sakagami a bien l'âge du rôle pour Aï, et qu'elle va porter son costume emblématique, elle n'est pas blonde comme dans le manga, ce qui est un crime de lèse-majesté.
Difficile d'en dire plus, car tout comme les OAV, l’œuvre n'a que sa première partie adaptée, et que le meilleur est justement à venir, mais c'est clairement un produit marketing pour surfer sur le succès du manga, alors prépublié dans le Shonen Jump.