Lana, 16 ans, tente d'échapper à son morne quotidien dans une station balnéaire en déclin. Sa mère tient un café en faillite, il est alors facile pour Lana de rêver à une vie meilleure à Tel-Aviv, ville de ses rêves. Mais sa mère la retient, Lana doit rester à la maison.
Qu'est ce qui la fera s'échapper alors ?
Pas sa cousine, encore une enfant
Pas les clients du café, qui ne se compte qu'au nombre de trois.
Mais plutôt une curieuse histoire de sirène, inventée, et véhément relayée pour sortir de la torpeur d'un été bien trop fade.
La magie de la sirène apporte des touristes à une ville qui en manquait, un amour à Lana qui en rêvait, du mouvement, de l'absurde, de l'espoir. Beaucoup d'espoir.
Vierges croque à merveille l'ennui, le désoeuvrement mais aussi le désir (avec des scènes digne d'un Call me by your name hétérosexuel), l'affront, et l'insolence de l'adolescente, personnage principal.
Le film se perd parfois, rompt brutalement, se laisse trainer. Mais apporte un air frais, un vent sirénal, une poésie devant lesquels il ne faut pas passer.
Vierges n'est pourtant en soi en apparence qu'un énième portrait d'adolescence comme le cinéma en compte déjà beaucoup. Mais il vise si juste, et tend à tant d'autres choses.
Petit bijou un peu fêlé par certaines scènes hasardeuses mais petit bijou quand même