Voilà encore une occasion bien ratée qui rend ce film agaçant.
On a tous eu envie, à un moment de notre vie, de tout balancer. Et beaucoup plus violemment que la Dame du film, d'ailleurs.
Mais non. On se saura rien de ses sentiments, ni de ses sensations, de ses désirs et frustrations. Isabelle restera ISABELLE jusqu'au bout: muette! Mais parfaite dans ce role, il est vrai.
Je crois qu'on sent tous, à un moment que le temps fuit et que notre seule et unique vie s'évanouie avec. Alors soit on aurait aimer rever, avec elle, cette fuite raffraichissante, soit on aurait aimé comprendre qu'elle n'apporte finalement rien de mieux. Mais là, rien.
Et lorsque dans la scene finale, on la voit de retour dans la villa, réouvrir les volets verts décatis, on se demande bien pourquoi.
En plus, je ne voudrais pas remettre les problématiques de classes sur le tapis, mais la villa défraîchie avec vue imprenable comme alternative à la cruauté du monde moderne insatiable, çà fait doucement agence de voyage...
Bref, encore un traitement hors sol d'un sujet pourtant important!