Un premier long prometteur
Thématique simple et mise en scène sophistiquée font souvent bon ménage. Encore faut-il que la forme soit légitimée par la puissance dramatique. Ainsi Gus Van Sant aurait pu réaliser Violet. En cousin Belge, Bas Devos parle d'errance et d'adolescence, de solitude et de rapport au groupe. Au cœur du film, le trauma du jeune héros adepte du BMX crée une ligne claire mais fracturée le long de laquelle tous les personnages vont graviter. Quelques scènes brutes mais poignantes apportent au récit l'épaisseur nécessaire. Le reste est cheminements extérieurs et bouleversements intérieurs. Un peu trop maniéré parfois, pas totalement maîtrisé, Violet n'en est pas moins le premier long métrage d'un cinéaste plein de promesses.