VORTEX. INEVITABLE.
Inévitable comme une rose qui ne peut s'empêcher de faner, perdant ses pétales comme des souvenirs.
La vie semble parfaite, idyllique mais elle n'est qu'un rêve dans un rêve, une fatalité dans une apogée, une goutte qui scinde à tout jamais l'écran comme un amour brisé par la maladie.
Le talent des acteurs, qui sont réellement magistraux à l'écran, n'est que sublimer par le split-screen qui permet d'observer leur jeu sans incessante coupure de contre-champs.
Les larmes s'accumulent et deviennent étonnamment morose, reflétant les regrets du propre spectateur malgré une différence de vécu, d'âge et de tradition.
Gaspar Noé arrive encore, 31 ans après Carne, à bouleverser le spectateur à travers un film passionnant, à la fois grandiose et terrifiant, du pur Noé.
(Dario Argento est absolument spectaculaire dans la scène de l'arrêt cardiaque, bluffant !)
9,5/10